mercredi 25 novembre 2015

La première pleine lune d'après.

Laisser aller.

Laisser aller la peine.
Laisser aller la tristesse.
Laisser aller l'angoisse et la peur.
Laisser aller la haine.

Laisser aller la colère contre les monstres mais aussi contre ces gens qui ne comprennent rien et contre le monde entier.
Laisser aller l'incompréhension.
Laisser aller les larmes.

Laisser aller la culpabilité de ne pas être là bas.
Laisser aller l'insoutenable sentiment d'impuissance.
Laisser aller le besoin d'être soutenu, le besoin d'être aimé.

Laisser aller.

Accueillir.

Accueillir l'amour, accueillir la paix.
Accueillir le pardon et les sourires.
Accueillir la joie, la douceur
Accueillir la lumière qui brille.
Accueillir les éclats de rires et les hugs beaucoup trop forts.
Accueillir la guérison et la vie.

Accueillir demain.

S'accrocher à cette étincelle qui brûle plus fort que tout.
L'espoir.


(merci Claudia de m'avoir aidé à retrouver mon tapis que je croyais perdu, loin, mais qui était juste là, tout près)


dimanche 15 novembre 2015

Samedi 14 novembre 2015

****TRIGGER WARNING****(plein, partout)

J'ouvre les yeux.
Tiens, il semble être encore tôt. L'amoureux est déjà sorti du lit, il est tout froid ce lit. MINCE, mais faut que je me lève. Ah mais non, on est samedi, t'es bête. Ouch, je dois m'étirer. Ça fait du bien.
Tiens c'est bizarre j'arrive pas bien à respirer. Tiens c'est bizarre, je crois que j'ai fait un cauchemar. J'ai même encore les yeux collés par des larmes.
Tiens, pourquoi j'ai cette énorme boule au ventre?

La terreur. La tristesse. L'incompréhension.
MERDE. C'était pas un cauchemar.
Je suis à nouveau secouée par des sanglots.
J'appelle l'amoureux d'une voix étranglée. Il s'allonge à côté de moi et me serre très très fort.

***
Mes 40 première seconde de réveil samedi matin.
Et ces quelques secondes de paix, où rien de tout cela n'était arrivé. Où le sommeil m'a fait cadeau de quelques moments de répit. Où j'étais encore le vendredi 13 novembre au matin à me dire "nan, mais tout le monde dit que cette journée porte la poisse, moi je change mes croyances et je me dis qu'elle porte bonheur. En plus c'est la journée de la gentillesse, ça va être une journée géniale".
***

Puis je demande à l'amoureux "il y a quoi de neuf". Parce que je pense au décalage horaire et à tout ce que j'ai raté depuis que j'ai réussi à éteindre la télé et Twitter vers 2h du matin.
"C'est Daesh. Les terroristes sont morts. Il y a 128 victimes pour le moment. Hollande a re-parlé, il a fait ça bien. Je suis allé chercher des croissants pendant que tu dormais. Tu veux quoi comme thé?"

***
C'est bon, tous les amis ont checké "safe" sur l'appli Facebook. C'est bon, la famille dans l'est Parisien va bien, je l'ai su hier, après une belle demi heure d'angoisse totale.
Un message gtalk à la BFF, là bas à Paris
"-ça va comment ce matin? -bof, l'ambiance est bizarre dans les rues".
Des messages des amis québécois.
"ça va ta famille?"
"on pense à toi, à vous"
"on peut faire quoi pout t'aider?"
*émoticône de chat avec un coeur*
Message des amis français " tout le monde est ok chez vous? Nous on attend encore des news de plusieurs personnes, mais ça devrait aller".

Puis Twitter. Les avis de recherche d'hier se sont transformés en "RIP".
Des politique récupèrent déjà la truc. J'ai même pas la force de m'en indigner.
Je devrais faire ma pratique matinale, mais je n'ai pas envie de dérouler mon tapis. Par contre, j'ai la force d'allumer des bougies et d'envoyer de l'amour. Et j'ai la force ne sonder mon coeur pour me rendre compte que je n'ai pas de haine dedans. Juste de la tristesse infinie. Y compris pour les terroristes.
Je me dis que c'est pas si pire du tout comme Yoga pour aujourd'hui.

J'appelle ma famille. On pleure ensemble. J'essaye de transmettre un peu de ma paix au milieu de toute cette violence.
C'est bizarre quand même cette paix résignée dans mon coeur. Cette absence de colère. Ce serait le yoga? Je me connais, elle doit être ailleurs.

Puis je lis sur Facebook une de mes connaissance qui commente que "bah voilà ce qu'il se passe lorsqu'on laisse les réfugiés syriens venir hein. Que le Canada en prenne de la graine".

Putain, mais quel con. Mais quel con, mais quel con, mais quel con.

OOOHHH.
Elle est donc là, ma colère. Et elle est dirigée contre l'ignorance.
J'ai passé le reste du week-end à essayer de la transformer en amour, en compassion.

***
La face de mon monde vient de changer. Je viens de changer.
Et je ne sais pas encore si c'est en mieux ou en pire.

Je pense à Paris. Je pense à vous.
Je pense à vous qui n'êtes plus ici. Je pense à vous qui êtes blessé, qui avez perdu un proche. Je pense à vous qui avez vu, entendu, qui avez survécu. Je pense à vous qui êtes traumatisé par tout ça. Je pense à vous qui êtes trop loin et qui vous sentez impuissant. Je pense à vous qui êtes triste, vous qui vous sentez seul.
Je pense à nous.
Je fais de la place pour accueillir tout ça.

Je vous aime.
Vraiment.



dimanche 8 novembre 2015

Je prends soin de moi : première semaine

Voilà. Chose promise, chose due, on s'en reparle.
Sept jours. Sept actions pour prendre soin de moi.
Sept photos sur Instagram aussi (@MahinaYoga).


Donc cette semaine pour prendre soin de moi, uniquement de moi, et me nourrir j'ai:
  • Fait une pratique restauratrice et méditative toute douce d'1h30 alors que j'aurais "du" faire un gros Vinyasa.
  • Pris le temps de prendre un long bain chaud avec des bougies, un bon livre et des huiles essentielles.
  • Acheté à ma librairie de quartier, des livres qui nourrissent l'âme: le Plaidoyer pour l'Altruisme de Matthieu Ricard (que j'ai eu l'immense honneur de voir en conférence lundi dernier) et la suite de l'excellente BD l'Arabe Du Future de Riad Sattouf.
  • Rattrapé plein d'heures de sommeil de retard, because insomnies bizarres en ce moment, en décalant des rendez-vous un matin. Je ne suis vraiment pas fonctionnelle quand je manque de sommeil.
  • Binge-watché (re) la saison 1 de Downton Abbey en mangeant des (oui, des) chaussons au pommes. Parce que j'avais la tête pleine et le ventre vide.
  • Trouvé sur ma route une sugilite, pierre plutôt rare que je cherchais depuis longtemps. C'est le cristal des gens qui ne se sentent pas à leur place, le cristal de l'ancrage et de l'amour. Un pouvoir incroyable.
  • Travaillé sur MES projets. Pas ceux des autres, pas pour rendre service, ni pour travailler pour quelqu'un. Pour moi, juste pour moi et ce qui s'en vient dans ma vie.
Et tout ça, (presque) sans culpabiliser, s'il vous plait. Et bah ça fait drôlement du bien pour de vrai.
Et ça donne drôlement envie de continuer.
À suivre?

Et toi, ami lecteur, t'as pris soin de toi cette semaine? Raconte-moi!


lundi 2 novembre 2015

Prendre soin de soi

Cette semaine, j'ai partagé sur la page Facebook du blog, un mantra merveilleux d'Elena Brower qui a résonné fort en moi
"Every time you take care of yourself, you're taking care of all of us"
"À chaque fois que tu prends soin de toi-même, tu prends soin de chacun d'entre nous"
Elena Brower
Parceque oui. En prenant soin de nous, on prend soin des autres. Nous sommes tous reliés. En prenant soin de nous, on s'assure d'être la meilleure personne que l'on peut être pour nous-même et pour le monde.
Mais moi, je trouve ça tellement difficile de prendre soin de moi. Je trouve ça difficile de me faire passer avant les autres sans être égoïste. Parce que non, prendre soin de soi, ne veut pas dire laisser tomber les autres. Et souvent, je tombe dans un extrême ou dans l'autre.

Autour de moi, j'ai l'impression de voir beaucoup trop souvent des choses qui disent "pour prendre soin de vous, laisser tomber toutes les personnes qui ne vont pas bien dans votre vie, puis abandonner tout ce que vous n'aimez pas, vous irez mieux". Sauf que pour moi, c'est justement ce qui ne fonctionne pas.
J'ai compris qu'avant d'aider les autres, il fallait que j'apprenne à m'aider moi-même. À rester dans mon centre, dans mon coeur quand je pose une action ou quand je dis quelque chose. Que cette action ou cette parole me nourrisse de la même manière qu'elle nourrit la personne en face de moi.
Ça ne veux pas dire abandonner les personnes autour de moi. Ça veut juste dire rester en intégrité avec moi-même et savoir reconnaitre lorsque je ne sais pas quoi faire pour une amie qui va mal ou que je n'ai pas l'énergie pour l'aider. Lui parler, lui dire, lui demander quel geste je peux poser ou ce qu'elle a besoin d'entendre. Compassion, d'abord.
Et pour moi, prendre soin de moi ne veut pas dire non plus abandonner mes responsabilités, mais trouver un moyen de les rendre compatibles avec ce que je ressens.
C'est aussi apprendre à accepter lorsque je ne suis pas parfaite. Lorsque je ne suis pas en yoga. lorsque je veux impressionner les autres, lorsque suis bien trop excitée par la sortie du dernier Star Wars ou par mon nouvel iPhone (ROSE GOLD, vous vous rendez compte, ROSE GOLD!!!). Non ce n'est pas yogi. Oui, c'est de l'ego, du futile, du matériel. Mais c'est aussi moi et c'est aussi une partie de moi dont je dois prendre soin.

Pour moi, c'est ça, prendre soin de moi.
C'est m'occuper de moi et de mon équilibre pour pouvoir donner le meilleur de moi-même. C'est apprendre à garder mon énergie (ou whatever you call it) d'abord pour moi pour pouvoir créer du  surplus à donner aux autres.

Mon Mantra préféré au monde. Et aussi le plus compliqué à intégrer.
(Mantra via Nai'a Project)

Et je vous propose un petit exercice pour cette semaine.
Si vous ne le faite pas déjà, essayez pendant ces 7 prochaines jours de poser une action par jour JUSTE pour vous. Pas pour votre famille, pas pour vos amis, ni vos collègues. Pour vous. Une fois par jour. Vous acheter un latte au caramel au beurre salé ultra-cochon-pas-santé-ni-vegan-ni-équitable. Prendre 20 minutes au complet pour méditer ou respirer, seul avec vous-même. Tous les matins, prendre le temps de vous faire un massage ayurvédique à l'huile. Craquer pour cette merveilleuse écharpe avec un renard dessus dont vous n'avez pas réellement besoin. Vous faire couler un bain à la lavande avec un bon thé brulant et un livre que vous n'avez pas le temps de finir. Binge watcher les épisodes de The Good Wife que vous n'avez pas eu le temps de voir.
Qu'importe. Quelque chose qui vous nourri, quelque chose qui vous fait RÉELLEMENT envie, sans le juger.
Cette semaine, donnez vous tous les jours du temps et utilisez vos ressources JUSTE pour vous sans culpabiliser et voyez l'impact que cela a sur votre journée.
Puis on s'en reparle la semaine prochaine.
Ça vous tente?


lundi 26 octobre 2015

La légitimité

"Alors, ça y est, t'es prof de yoga?"
La phrase que j'ai le plus entendu depuis le mois d'août. La phrase à laquelle j'ai le moins de réponses depuis le mois d'août.

Entre autre parce que dans le yoga, je serai TOUJOURS d'abord une élève avant d'être une prof. Puis aussi parce que, non je n'ai pas fini ma formation. Je n'ai pas fini mon module personnel et c'est une ÉNORME partie de ma formation. Parce que malgré ma pratique personnelle bien installée, je doute. Je doute de ma légitimité. Et je ne veux pas que mes élèves soient des cobayes pour savoir si je suis prête à enseigner ou non. Il faut que ça vienne de moi, du plus profond de moi. Pas de mon égo, pas de mon mental.
Je médite beaucoup là-dessus en ce moment.



Puis une de mes profs de yoga que j'adore. Hyper ancrée dans les traditions, plusieurs années d'études avant de devenir prof. ZÉRO égo. Le coeur à la bonne place et le yoga dans tous les pores de sa peau. Une de celles qui m'a donné envie de devenir prof. Genre une fantastique personne.

Je lui parle de mes doutes. Je lui parle de mes craintes. Je lui parle de mon problème de légitimité et de pourquoi moi, j'ai tellement du mal à me dire que "ça y est, je peux enseigner". Je pensais sincèrement qu'elle allait aller dans mon sens, me dire que j'avais raison d'attendre. Mais ce n'est pas ce qu'elle a fait.
Elle m'a dit quelque chose d'incroyable. Elle m'a dit que mes doutes montraient que j'avais compris des choses dans le Yoga. Que tout le chemin que j'ai fait avec le yoga ces dernières années, avec ma pratique personnelle, c'est ÇA qui amenait ces doutes. Et que ces doutes font de moi une meilleure yogini. Elle m'a dit que je pourrais TOUJOURS être plus prête, plus rigoureuse, plus légitime, plus en confiance. Mais que ça ne veut pas dire que là, maintenant, je n'ai rien à apporter. Et que ce serait dommage de priver les gens de ce que j'ai à leur apprendre maintenant, parce que du chemin, j'en ai déjà fait. Même si dans 2 ans, je serai "meilleure".

C'est comme ça qu'elle voit ma légitimité
Les yeux dans l'eau anyone? Moi, ils se sont noyés.

Tout ça pour dire que des projets j'en ai. Ils se placent doucement.
J'espère pouvoir trouver ma place, ma niche parmi les dizaines de profs de yoga à Québec et pouvoir le faire en intégrité. De toute façon je suis patiente et je n'ai pas "besoin" financièrement d'enseigner (un jour, j'écrirais un post sur l'économie incroyablement violente du yoga).
J'ai cette chance de pouvoir faire passer ma pratique personnelle avant les cours, parce que je crois, non, je SAIS du fond de mon être que je ne pourrais jamais être une bonne prof si je ne m'occupe pas de faire évoluer ma pratique, tout le temps.

Faire les choses dans l'ordre. Prendre mon temps. Rester alignée avec moi-même.
Respecter mon Yoga. Respecter le Yoga.
Tout un programme!

lundi 19 octobre 2015

Muffins vegans à la citrouille épicée

AKA. Vegan pumpkin spice muffins, by moi.

Pumpkin anyone?
Étant une grande grande fan de courges (les bonnes courges, et les bonnes pumkins, pas les "sugar pumkins", les truc oranges tous lisses dont on se sert pour halloween et qui ne recrachent que de l'eau lorsqu'on essaye de les cuire), l'automne est vraiment une période intense dans ma cuisine (surtout que je suis aussi fan de pommes, de choux de Bruxelles et de canneberges fraiches).
Bref, long story short, on est allé faire de l'auto-cueillette de courges dans une ferme et j'ai ramené 15 courges. Oui, 15. Autant vous dire que même pour moi c'est intense cette saison des courges.
Une de mes recette de courge préférée vite faite (à part la soupe) c'est cette recette de muffin. Elle est ultra simple, elle est vegan et elle est modulable à l'infini (remplacer la courge par de la banane, ajouter des cannerbeges fraiches, modifier les épices, les farines, ce que vous voulez).
Abusez-en! (I do)


Personnellement, je module les épices à cause de ma constitution ayurvédique (j'en parlais ici).
Pour ceux qui n'auraient jamais fait de pâtisserie vegan et que ça impressionne de ne pas mettre d’œufs, allez-y les yeux fermés. Ça donne des muffins beaucoup plus légers et qui montent bien grâce à la poudre à pâte et au bicarbonates, aucune inquiétude.


Vegan Pumpkin Spice Muffins
1 tasses = 250 mL
Pour 12 à 14 muffins moyens
  • 1,5 tasses de farine (moitié farine complète, moitié farine blanche, ou tout farine blanche)
  • un peu moins de 1/2 tasse d'huile de coco vierge fondue
  • 3/4 tasse de sirop d'érable (ou 1/2 tasse de sucre blond)(je sucre très peu, ne pas hésiter à en rajouter au goût)
  • 1 + 1/4 tasse de purée de courge (voir note en bas)
  • 1 pincée de sel
  • 1 c. à s. de poudre à pâte et 1/2 c. à s. de bicarbonate (ou un sachet de levure chimique)
  • Au goût: des "épices à citrouille" en poudre, je mets 1 c. à c. de gingembre, 1/2 c. à c. de (vraie) cannelle (pas de cannelle chinoise), 1/2 c. à c. de quatre épices, 1/2 c. à c. de cardamome
  • 1 c. à c. d'extrait de vanille 
  • 1 tasse de pépites de chocolat noir (mi sucré)(optionnel)
  • Pour garnir: un peu de sucre blond et des graines de courges
- Dans un bol, mélanger l'huile de coco, la purée de courge, le sirop d'érable et l'extrait de vanille.
- Mettre une passoire fine sur le bol (ou un tamis) et y verser la farine, le sel, la poudre à pâte, bicarbonate et les épices. Tamiser le tout dans les ingrédients liquide (HOURRA, une seul bol de sali!)
- Mélanger jusqu'à obtention d'une pâte à muffin pas trop sèche. Si nécessaire, rajouter du liquide (de l'eau, du lait d'amande...)
- Incorporer les pépites de chocolat
- Remplir vos empreintes à muffins (huilées-farinées ou avec une caissette) aux 2/3. Saupoudrer d'un peu de sucre blond et de graines de courges. Ça change tout!
- Enfourner dans un four préchauffé à 350F pendant 25 à 30 minutes.
- Manger froid nature ou avec du beurre de courge.


Accord mets-thés : un Gabacha Ambré avec n'importe quoi à la citrouille épicée C'est juste merveilleux.

Sérieux, ici c'est au minimum une fois par semaine cette recette en période de courges. le petit déjeuner idéal.
Si tu essayes, dis moi ce que tu en a pensé et envoie des photos!


Pour faire de la purée de courge:
Solution simple: acheter une boite (ATTENTION, de purée de courge nature, pas de "pumkin pie filling")
Solution bien meilleure: prendre une courge à purée (ie. qui contient assez d'eau mais pas trop. Genre quand j'ai essayé avec un potimarron -ou une hubbard rouge- j'ai vraiment galéré car c'est une courge très sèche. Une butternut est parfaite). La couper en 2 et vider les pépins. Faire cuire chaque moitié, chaire contre une plaque de cuisson avec du papier aluminium, dans un four préchauffé à 350F pendant 50 à 60 min. Elle est cuite lorsqu'une fourchette traverse peau et chaire sans résistance. Laisser tiédir, vider la chaire et mixer. Utiliser la purée de courge rôtie dans les recettes sucrées ou salées, en soupe ou congeler pour en avoir à l'année.

mardi 13 octobre 2015

Chez moi

Hier dans la voiture, traversant la campagne québécoise incroyablement embrasée par les couleurs d'automne:
"Il m'en aura fallu des années pour l'aimer cette ville".
La phrase est lâchée.

Estrie, automne 2015.

8 ans. C'est le temps qu'il m'a fallu pour aimer cette ville. 8 ans.
8 ans pour admettre que la France n'est plus chez moi. 8 ans pour accepter que le Québec ne sera jamais réellement chez moi. 8 ans pour intégrer que ce n'est pas grave, que chez moi ce n'est pas un lieu.
Chez moi c'est ici, maintenant. Chez moi, ce sont mes racines, mon coeur, moi. Chez moi c'est partout et nulle part.

8 ans, c'est le temps qu'il m'aura fallu pour ne plus essayer de TOUT aimer ou de TOUT détester ici. Non, ça ne me fera JAMAIS tripper sortir quand il fait -40, non, le système de santé ne sera jamais correct, quoiqu'on en dise. Non, je ne serai jamais heureuse de payer mes légumes affreusement chers, non je ne comprendrais jamais les relations amicales et non, je ne me ferai jamais à l'amateurisme sociétal.
Mais oui, j'aime d'un amour fou le mois et demi d'automne qu'on a par an, oui, j'aime la sécurité, le rythme de vie et la bienveillance ambiante. Oui, je trouve ça super fun de tutoyer tout le monde et oui, j'aime ce sentiment de village que j'ai dans mon quartier à Québec. Oui, j'aime cette lumière qui donne des photos incroyables et oui, j'adore pouvoir me balader en fringues de yoga sans me faire dévisager.
Tout n'est pas noir ou blanc.

Le yoga m'a permis de faire la paix avec ça. Le yoga m'a permis de faire la paix avec moi, avec cette voie du milieu qui régit beaucoup de ma vie, mais que j'ai tellement de mal à accepter dans ce sentiment d'appartenance. Entre les critiques des gens qui me reprochent de ne pas toujours voir la vie au Québec en rose et la culpabilité "d'abandonner" mes racines françaises.
J'ai trouvé un équilibre.
Et j'ai trouvé cet équilibre quand j'ai arrêté de le chercher à l'extérieur de moi. Quand j'ai arrêté de vouloir le faire valider par d'autres. Parce que cet équilibre il est en moi. Il est moi.
Quelque soient les circonstances extérieures, moi je suis toujours là, pareille. Et ce sentiment d'appartenance vient de moi, de nulle part ailleurs.
Ce n'est pas facile tous les jours. Ce n'est pas complètement gagné Mais j'y arrive, patiemment.

Mantra du moment:
Je suis chez moi, ici et maintenant.



PS: merci à LaNe qui m'a décidé à publier ce post qui trainait depuis 1 semaine en ayant écrit, genre la même chose (clic), mais en mieux. Les grands esprits... <3

mercredi 23 septembre 2015

L'équinoxe d'automne : Mabon.

L'automne.
Ma saison préférée.
J'aime TOUT en automne. La température, la lumière, les fruits et légumes (COURGES), les vêtements, les couleurs, la nature qui s'endort.
Souvent, c'est une période un peu morose pour les gens, mais lorsque l'on sait surfer sur la vague (hello Vata!) c'est une saison tellement reposante!

Aujourd'hui, c'est donc le premier jour de l'automne, l'équinoxe (appelée Mabon dans certaines traditions païennes), une de ces deux journées dans l'année où le jour et la nuit ont la même durée. Et comme à chaque changement de saison, j'aime bien faire un petit rituel. Oh, c'est pas obligé d'être très compliqué, mais juste pour marquer le passage des saisons et pour me préparer à la suite.

Mabon, c'est un temps d'introspection. C'est le moment de récolter l'abondance que l'on a moissonné cette année, de laisser aller ce qui n'a pas poussé et de commencer à réfléchir à planter les graines pour la suite. C'est un moment de "deuil", où on laisse aller et on recommence. C'est le moment où germe de nouveaux projets (personnellement, environs 7 ou 8 différents juste cette semaine) et où on doit rester ancré. Où on doit se concentrer sur notre équilibre. S'occuper de soi-même. C'est aussi un moment de gratitude infinie, pour tout ce que l'on a vécu cette dernière année.

Ce matin, pour ma pratique, j'ai préparé un autel automnal, avec des symboles forts de l'automne pour moi: la feuille d'érable, l'ours, le renard, le bois, le jaspe, le chêne, le chaga.... C'est un de mes autel préféré de ces derniers mois.


Ce soir, je vais faire une méditation automnale que j'aimerai partager. Je la trouve très puissante et elle me permet vraiment de laisser aller plein de choses.

Méditation de l'équinoxe d'automne.
  • S'assoir ou s'allonger dans une position confortable. Commencer à respirer quelques fois profondément, à arriver dans le présent et à relâcher le mental.
  • Pour 7 ou 8 respirations, à chaque expiration, imaginer des racines qui poussent à partir des points d'appuis dans le sol (les pieds, les ischions, le dos). Elles pénètre de plus en plus profondément dans la terre.
  • Puis visualiser que vous êtes le tronc d'un arbre (celui qui vous parle), majestueux avec des branches au-dessus de votre tête. : les feuilles ont revêtues leurs couleur d'automne, elles sont dorées, rouges flamboyant, marrons profond. Elles sont joyeuses et pleine de réconfort.
  • Puis elles tombent une à une. Imaginez que chaque feuille qui tombe représente une chose qui vous est arrivée cette année. Une chose que vous avez faite, que vous avez pensé. Une relation qui a évolué. Que vous les qualifiez de positives ou négatives n'a aucune importance. Elles tombent doucement, légèrement, toutes de la même façon. Et elles sont magnifiques, parcequ'elles ont fait de vous l'arbre que vous êtes.
  • Vous les observez tomber sans les juger puis une à une, vous les remerciez. Toutes. De la gratitude qui vient de plus profond de votre coeur pour toutes les belles choses, mais aussi les épreuves que vous avez traversées.
  • Puis, elles tombent sur la Terre, elles retournent à la Terre. Qui les absorbe et les transforme en énergie positive. Visualiser cette énergie bienfaisante venant de la Terre, sous forme de paillettes d'or qui viennent nourrir vos racines et tout votre corps.
  • Une fois que vous avez assimilé toutes les feuilles que vous vouliez assimiler, laisser aller la visualisation. Respirer plus en conscience et revenez tranquillement en portant cette belle énergie en vous.
Rien ne se perd, tout est un cycle. Et la gratitude permet de tout transformer en une source d'amour inépuisable...


Mon mantra pour cette équinoxe:
Tout ce que je vis a une fonction. Et je suis reconnaissante et pleine d'amour envers toutes ces expériences.

Belle équinoxe d'automne, amis lecteurs!



Lectures:
Chaudron et grimoire
Pagan and wiccan (attation, une video qui se lance toute seule)
Mystic Mama (always)
Un article du Huff (si, si)

jeudi 10 septembre 2015

L'automne c'est Vata!

L'Ayurveda.
Une médecine traditionnelle indienne basée sur la présence des 4 (5) éléments à l'intérieur du corps (sous forme de 3 doshas) et le fait que leur déséquilibre engendre des déséquilibres physiques, émotionnels et mentaux (en très très gros résumé).
En gros, on est tous constitués de 3 doshas (des constitutions Ayurvédique, Vata: l'air, Pitta: le feu et Kapha: la terre et l'eau) en quantité différentes suivant plein de paramètres. La plupart du temps on a un dosha dominant, puis un dosha secondaire qui déterminent certaines de nos caractéristiques (physiques, mais aussi mentales). Et qui ont tendance à se déséquilibrer. 
Si ça te dis, je vais faire un post d'intro sur l'Ayurveda, qui est vraiment une discipline qui me passionne et dans laquelle j'aimerai réellement me former un jour. Pour l'instant, je suis juste une néophyte éclairée et, sans prétendre donner des conseils Ayurvédiques hyper pointus, je veux partager avec toi quelques outils que j'ai intégrés avec succès dans mon quotidien.

L'automne, en Ayurveda, c'est une saison compliquée. C'est une saison Vata, air. Et Vata c'est le dosha qui, de par sa nature est le plus facilement déséquilibré et qui va avoir tendance à déséquilibrer les autres doshas avec lui et réciproquement.

L'automne, vraiment ma saison préférée au Québec!

Vata c'est donc l'air. C'est le dosha du vent, du froid, du manque d'enracinement. C'est le dosha lié au chakra du coeur. En automne, on a tendance à l'avoir en excès ce qui amène des pathologies telles que problèmes de digestions, douleurs diverses, froid (saison des rhumes, hello), anxiété, nervosité, fatigue (oui, le blues de la rentrée n'est pas QUE la faute de la rentrée), impression de manque d'enracinement, peur, impression de ne pas être à sa place. Et c'est d'autant plus vrai si tu as une constitution Vata. C'est un dosha dont tout le monde devrait prendre soin parce qu'il est si volatile, justement. (surtout que cette année, fun, fun, fun, on a en plus un Mercury Retrograde mi-septembre. Je dis ça, je dis rien).
Mais ce n'est pas une fatalité! Au final, c'est plutôt facile de prendre soin de Vata il faut juste un peu de volonté (lorsqu'un dosha est déséquilibré, on a tendance à être attiré de plus en plus vers le déséquilibre, sinon c'est pas drôle) et personnellement, j'applique des techniques qui fonctionnent pour moi! En voici quelques unes
  • Boire chaud. Ou tiède. Tout le temps. Probablement le conseil le plus important pour moi lorsque j'ai Vata dans le plafond. Tisanes, thés, eau chaude (oui oui), lait tiède. On oublie complètement les glaçons et tout ce qui refroidit de manière générale. Moi, ça calme Vata et le résultat est immédiat.
  • Manger des aliments de "Terre". Du chaud, du gras (oui oui, du gras, mais du bon ;)), des noix, des légumes racines, des curry, des épices (pas piquantes), des grains complets, des protéines animales, c'est la saison de la bouffe réconfortantes. Moi, j'oublie le cru. Je fais un moins un curry de légumes racines par semaine en automne (puis de la courge à tous les repas, parce que les courges c'est la vie).
  • Full mode lait doré. Tous les jours. Recette par ici.
  • Se chouchouter. En automne, je passe ma vie à me masser le corps à l'huile. Ça fait parti de la routine ayurvédique de base, mais en automne c'est encore plus important je trouve. Reprendre contact avec son corps (ou aller se faire masser. Un soin ayurvédique à l'huile chaude, le bonheur).
  • Faire des séances de yoga qui ancrent. Les deux pieds au sol ou des séances restauratrices entièrement au sol. Des méditations pour prendre soin du coeur. Des pranayamas calmants. De la douceur et de l'ancrage.
  • Avoir une routine. Vata, c'est la légèreté, l'insouciance. Pour le ramener dans les rangs, avoir une routine mi-li-taire: manger à heure fixe, se coucher et se lever à heure fixe (même les week-ends), éviter le chaos et les surprises. Et ça marche!
Mais il y a plein d'autres choses à faire en Ayurveda en fonction de ta constitution de base. Si ça t'intéresse, je t'encourage vraiment à aller voir un praticien en Ayurveda: lui seul pourra te déterminer une routine en fonction de ta constitution de base mais aussi de tes doshas en déséquilibre au moment où tu le verras! C'est tellement passionnant.

Je serais d'ailleurs curieuse de savoir combien d'entre toi s’intéresse à l'Ayurvéda et connaissent leurs doshas!
Et sinon, t'as des rituels (ayurvédiques ou pas) en automne?



Pour en savoir plus:
Plein de ressources en Ayurveda un peu partout, mais j'aime vraiment beaucoup le site de Banyan. Alors oui, ils vendent plein de compléments (et je ne sais absolument pas ce qu'ils valent) mais leurs articles sont de véritables mines d'or.
Le livre Santé Parfaite de Deepak Chopra: une belle introduction sur les bases de l'Ayurveda.

mercredi 2 septembre 2015

Les ateliers sur le thé de Sebz

Sebz c'est une maison de thé. Et c'est un peu le plus meilleur endroit de Québec.
Je suis complètement partiale parce que j'y ai passé genre beaucoup trop de temps ces derniers mois, puis tout mon été lorsque je n'étais pas à ma formation parce que, long story short je n'avais plus de bureau.
Un peu comme un Starbucks, si Starbucks avait de l'excellent thé, de la bonne musique, une équipe a-do-rable et pas la clim à 18.
Bref, pas du tout comme un Starbucks en fait.

Sebz, j'en avais déjà parlé sur feue le premier blog. C'est une des très bonne maisons de thé de Québec et ma préférée à moi, tant par ses thés d'importation privée (pas de gros volume ici) et son lounge ultra confortable que par le patron et l'équipe qui sont ultra pros, compétents et patients. Même si t'es une quiche en thé.
En arrivant je partais pas de zéro-zéro. Grosse consommatrice du Palais des thés (pré-expansion mondiale, quand ils avaient que 6 ou 7 boutiques), je suis arrivée ici pleine de certitudes sur le thé, certitudes qui ont volés en éclat ("QUOI? le oolong c'est pas un thé pour dormir? ça explique pas mal de choses...."). Parce qu'en fait, non, j'y connaissais rien.
Mais c'est pas grave, chez Sebz, on t'explique, on te conseille et petit à petit, on t'oriente vers moins de thés aromatisés et plus de grands crus. Et ça vaut la peine.



Side note: Ils ont une fantastique collection de Gabacha, ce thé qui agit sur la concentration et le stress (je vous laisse ici avec Caroline -capsule video inside-) et de Pu Er, ce thé ultra bon pour la santé (et super miam miam). Et des tisanes ayurvédiques incroyables. Entre autre. Et on peut acheter en ligne. Je dis ça, je dis rien.

Un des moyens d'éducation de Sebz c'est leurs excellentissimes ateliers. Chaque atelier à un thème (Thé noirs, Thé verts, Oolongs, PuEr, Thé et santé...) en pendant 2 grosses heures, Sébastien le propriétaire passionné, te parle de tout ça et te fait déguster des petites merveilles. Tu sens qu'il s'y connait et qu'il aime ça pour de vrai et qu'il a été sur place, dans les plantations et limite il peut te sortir la biographie des ramasseurs du thé que t'es en train de boire (hello, traçabilité du produit).
J'exagère à peine.
Et c'est ça qui rend ces ateliers passionnants et vraiment cool.
Sérieux, je les conseille à tous ceux qui s'intéressent au thé ou qui veulent approfondir leurs connaissances. Ou détruire leurs idées reçues (du type "le thé noir a plus de caféine que le thé vert", "on peut pas boire de thé lorsqu'on est anémié", "le thé vert c'est le meilleur pour la santé".... #teasing). Ou pour faire un cadeau à quelqu'un qui voudrait découvrir tout ça.
J'en ai fait pas mal l'an dernier et je compte bien combler mes trous cette année. D'ailleurs la saison commence ce mois-ci.
La programmation en cliquant juste ici (réservation bien en avance conseillée).



Le thé fait parti de mon quotidien depuis toujours (quand j'étais toute petite, je buvais du thé à la mûre Éléphant avec mon Papa #LesVraisSavent) et c'est devenu un vrai "outil" avec lequel je vis. Je bois du thé tous les jours, mais maintenant, en fonction de comment je me sens, je sais quel thé va m'être profitable et je vois une vraie différence.

Et j'ai réussi grâce à ça, à arrêter le café qui me faisait vraiment du mal à mon petit système nerveux tout sensible. Yeah!
Un autre bel outil à utiliser (presque) sans modération et très complémentaire au yoga finalement.

Et toi ami lecteur Québécois, tu connais Sebz?
(mais vu qu'il a de beaux partenariats avec beaucoup de studios de yoga de la ville qu'il fourni en thé, j'imagine que oui ;)).
Ça te tente un bel atelier cette saison?

Leur site web
Leur page Facebook
La page Facebook de leur succursale à Lévis.

lundi 31 août 2015

"Mais concrètement ça a changé quoi pour toi, le Yoga?"

Vendredi midi.
Fin d'une semaine de 16h de travail par jour. Deadlines impossibles. Tête qui explose.
Aucun yoga depuis 2 semaines. Pour intégrer la formation. Parce que j'ai pas le temps. Whatever excuses bidons j'ai inventées.

13h.
Au bureau. Je me mets à crier sur mon ordi. Littéralement. Pour rien.
Je m'arrête, ferme les yeux, respire.
"T'as besoin de quoi là, maintenant, tout de suite pour aller mieux?"
Du Yoga. Vite.

Sans y réfléchir, j'envoie un mail à mon chef "I'm out, see you on monday". Je ferme mon ordi alors que j'ai what-mille choses à faire et pas le temps de les faire. Alors que j'ai pas le temps de voir mes amis, pas le temps de voir mon amoureux, pas le temps.

Je rentre chez moi, enfile des leggings, attrape un tapis et cours au parc à côté. La tête pleine de culpabilité et le coeur plein de certitude que c'est exactement ce qu'il faut que je fasse.
Je déroule mon tapis dans l'herbe. Je m'assois, mets "Devi Prayer" dans mes oreilles et ferme les yeux.
Et je pleure.
Pas parce que c'est triste, Devi Prayer, mais parce que je me retrouve après 15 jours à m'être complètement oublié.
C'est long, 15 jours sans se voir.
"Tu m'as manqué."
"Comment tu vas, pour de vrai, pas comme quand les gens te demandent comment ça va et que tu réponds automatiquement que ça va. Comment tu vas vraiment?"
"Bof, ça va moyen aujourd'hui"
"Parfait. C'est parfait, tu as le droit. Maintenant prends un peu soin de toi"


Puis j'ai fait 1h de méditation. Puis 1h d'asanas, qui ne ressemblaient à pas grand chose mais qui étaient ce dont j'avais besoin.
Puis tout allait mieux.


C'est ÇA que ça a changé le Yoga dans ma vie.
C'est le seul moment de ma journée où je me retrouve. C'est le seul moment de ma journée où je fais mon "check in" pour voir comment je vais vraiment. Pour laisser aller ce qui ne va pas, pour intégrer ce qui va.
Et juste pour être moi-même, sans mon égo, sans avoir à prétendre.

C'est cet outil incroyablement puissant qui fait que le stress prend moins le dessus. Qui fait que je fonctionne de manière optimale. Je ne dis pas que je passe mes journées sur un nuage, mais j'arrive beaucoup mieux à gérer lorsque je fais mon Yoga.
Et lorsque je ne prends pas ce temps là pendant 15 jours, bah je le paye, comme là.
Mais je le répète, mon yoga c'est pas forcément des heures d'asanas par jour. Ça peut être plein de choses.
À chacun de trouver le sien.
Je ne me souviens plus comment je faisais avant d'avoir le Yoga dans ma vie, mais ça devait être beaucoup moins facile.

Et pour toi, ça a changé quoi le Yoga?


lundi 24 août 2015

Formation Nai'a: La fin. Le début.

Un petit post bilan sur cette expérience. Sur mon été.


Un monastère baptisé.
Une voie (re)trouvée.
Plein de nouveaux amis. Pas forcément là où je les attendais.
Une nouvelle Tribe, encore plus grande. Pour la vie.
Une professeure qui est encore plus mon amie. Et une amie qui est ma meilleure professeure.
Des pouvoirs repris.
Des gens tripotés with no creepy hands.
Des HEURES de flow et de muscles qui shakent.
Des méditations.
Des voyages chamaniques.
Des malas qui ont été adoptés.
Des rires.
Des larmes.
Des larmes de rire.
De la frustration.
De la paix.
Une énergie infinie.
Des asanas pour lesquels je me suis découverte un amour fou. Et d'autres que je n'aime vraiment pas mais que je vais travailler fort.
Un orteil fracturé.
Une épaule qui va mieux.
De nouveaux outils pour soigner tout ça.
Des kilomètres de tape qui ressemblent à des tatouages.
Une force que je ne me connaissais pas.
Plein de smoothies de protéines.
De l'amour.
Du jugement.
De la compassion.
Ganesh. Lakshmi. Durga. Et les autres.
Des cartes.
Des chandelles.
Un gars et 15 filles.
Des espaces sacrés.
Des dizaines de postures étudiées avec des litres de (très bon) thé.
Un amoureux qui soutient.
Des pratiques les pieds dans l'herbe et la tête dans les nuages.
De l'intégration.
Plein de travail à venir.

Une nouvelle vie.

De l'amour.

<3


Tous les autres posts sur la formation, en cliquant ici :)
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Alors tous mes posts t'ont donné envie de te lancer, toi aussi dans l'aventure d'une vie?
Je te remets les liens vers ce fantastique programme que j'ai suivi avec Geneviève Laquerre et sa superbe Tribe à Nai'a Project (et plein plein d'autres aventure et de surprises à venir!)
Site web de Nai'a
Page Facebook
Instagram @naiaproject
Twitter @NAIAPROJECT

Et la vidéo de la formation de l'an dernier

NAI'A - Formation Yoga (Français)
Écoutez en HD! :)
Posted by NAI'A Project on lundi 3 novembre 2014

lundi 17 août 2015

Formation Nai'a: apprendre à dire NON

Lors du tout dernier jour de ma formation de prof, j'ai du apprendre à dire non.
Moi, la fille qui a toujours eu ce complexe de "le bien-être des gens autour de moi est plus important que le mien".  J'ai dit non à quelqu'un. Que j'aurais pu rendre heureuse en disant oui.

Sans rentrer dans les détails, le dernier exercice de communication consciente qu'on a fait lors de la formation impliquait choisir un objet parmi plein d'autres au centre d'un cercle. Puis accepter ou non de l'échanger avec quelqu'un qui voulait le même que toi si ça arrivait.
Quand est venu mon moment de prendre un objet je n'ai eu aucun doute. Il était là, au centre du cercle, je ne voyais que lui, pas les autres. Lorsque je l'ai pris dans mes mains, elles se sont mises à vibrer et j'ai eu les larmes aux yeux. C'était le bon, c'était le mien. Pas le moindre doute, il était à moi.
Puis est venu le moment que je redoutais, le moment que je savais depuis le début de l'exercice allait arriver. Allait m'arriver. Parce que j'en avais besoin.
Une de mes amies de Tribe a voulu mon objet. Elle a fait un argumentaire super poignant et convaincant. Elle a pleuré (aucun jugement ici, on est bien d'accord, cette journée là on a toutes pleuré nos mamans, c'était le dernier jour). Je l'aime, je les aime toutes. J'ai failli dire "oui, mais bien sur, prends le, je vais en prendre un autre, je ne veux pas te priver". Et puis j'ai respiré. Et puis j'ai regardé dans mon coeur. et puis j'ai dit "non, je le garde, désolée" (la voix tremblante et l'oeil humide).
Je me suis immédiatement sentie comme la personne la plus horrible de la planète. J'ai presque dit "mais non, je rigole, bien sur que je te le donne", mais une espèce de paix intérieure est arrivée de nul part. Non. Tu sais que c'est le bon choix, le choix de ton coeur. Le fait que cet objet est à toi, et à personne d'autre et que cette fois, rien que cette fois, c'est toi qui passe en premier.



Pourquoi ça m'est tellement difficile de dire non? Pourquoi même là, sur une chose aussi petite qu'un objet je continue à y penser et à me dire que "franchement, t'aurais pu lui donner quand même, c'est pas très cool". Pourquoi me faire passer avant les autres provoque de la culpabilité alors que franchement, je ne suis pas certaine que mon amie aille mal à cause de ça, m'en veuille vraiment ou me juge pour ça?
Pourquoi est ce que pour moi, Ahimsa (la non-violence, le premier des Yamas, préceptes yogiques qui déterminent nos relations avec les autres) est si facile à appliquer envers les autres et pas envers moi-même?
Et je me suis rendue compte que cet exercice n'était pas un exercice. C'était un aspect de ma vie que j'avais à travailler, fort. Garder ma compassion, mon empathie tout en apprenant à me faire passer d'abord. Je suis la personne la plus importante dans ma vie. Tu es la personne la plus importante dans la tienne. Point.
Ça ne veut pas dire être égoïste. Ça veut juste dire qu'avant de prendre soin des autres, il faut que j'apprenne à prendre soin de moi. Attention, pas de mes désirs et de mes envies, mais de mon moi profond, de ce qui est juste et bon, de ce qui me nourrit.
Et ça, ça passe par apprendre à dire "non", à apprendre à décevoir, à apprendre à ne pas toujours faire ce que les gens attendent de moi.

Mantra et intention de cette semaine (venant de ma formation, merci Geneviève):
Je suis la personne la plus importante dans ma vie.




vendredi 14 août 2015

Comment je créé mes espaces sacrés

Pour moi maintenir un espace sacré ça peut prendre plein de formes différentes et surtout on le fait déjà tous tous le jours. Oui, oui, même toi.
Ça peut être par la création d'un autel, mais aussi par faire le ménage chez soi ou juste en se créant une bulle quand il y a trop de monde dans le bus. Du coup, le sujet est très très vaste et je ne prétends pas écrire un post exhaustif.
Mais comme la question est revenue plusieurs fois et que le sujet intéresse plein d'entre toi, je vais t'expliquer tout simplement comment je créé mes autels de pratique, de méditation, de cérémonies.
Note qu'il n'y a pas de bonnes ou de mauvaises façons de faire tout ça. Les traditions chamaniques et spirituelles ont chacune leurs cérémoniels et leurs traditions: à toi d’adopter celle qui te parle le plus ou de créer la tienne. Ici, juste une base pour débuter :)


- Pourquoi créer un autel?
Plein de raisons. Moi je le fais systématiquement lorsque je m'installe pour une pratique (ça n'a pas forcément besoin d'être un autel très élaboré), du yoga , de la méditation. C'est très important dans mon processus lorsque je médite pour quelqu’un ou quelque chose d'extérieur ou que je fais une cérémonie chamanique

- Quoi mettre sur un autel?
Des choses significatives. Ou belles. Ou belles ET significatives. Je dirais que cela dépend de l'autel, du temps que l'on a pour le faire, du temps de pratique que l'on va avoir. Et aussi si l'autel est là en permanence ou si, comme moi, tu vis dans un micro-condo et que t'es obligé de le faire et le défaire tous les jours (aussi valable si t'as un chat. You know what I mean). Les moins: c'est pas pratique. Les plus: t'as un autel personnalisé tous les jours :)
Je mets toujours une base, quelque chose en dessous: soit je le sur-élève, soit je mets un joli tissu, pour délimiter l'espace et montrer que c'est particulier.
Puis, une bougie sécuritaire (en faisant ultra-attention à pas oublier toute seule la bougie allumée hein #BeenThere).
Je mets souvent une pièce maitresse, sous forme de représentation d'une divinité qui me parle ce jour-là: Ganesh, Hanuman souvent. Ou un Bouddha. Ou une icône. Ou une photo d'un maitre spirituel (Amma <3). Mais ce n'est pas obligatoire, on est d'accord.
Ensuite, j'essaye d'avoir une chose de chacun des 5 éléments et j'ai souvent soit une plante, soit des feuilles de thé.
Et toujours des cristaux pour moi.
Ensuite, ça dépend. Mon bol tibétains, mon tambour, mon mala, ce qui va servir à ma pratique.
Des cartes d'oracle, des mots inspirants écrit sur un joli papier, des statues, des dessins, des géométries sacrées, des huiles essentielles, de l'encens, de la sauge, des plumes. J'y vais avec l'intention et l'inspiration du jour.
Souvent je mets une musique que j'aime ou qui est appropriée pour la journée en fond.
Ça peut vraiment être tout.


- Comment l'"activer"?
Je m’assois devant, je ferme les yeux, je respire en présence. J'allume ma bougie avec l'intention de sceller l'espace.
Puis pareil, les possibilités sont infinies. Des fois, je fais sonner mon bol tibétain, ou mon tambour. D'autres, je chante des chants améridiens qui m'ont été transmis (par qui de droit). Ou des mantras. Lorsque je me prépare pour du chamanisme, j'appelle les directions (mais c'est une autre histoire).

- Le tapis de yoga: mon espace sacré à moi
J''ai déjà insisté ici sur le fait que je ne supportais pas lorsque quelqu'un que je ne connais pas marche sur mon tapis de yoga. J'avoue qu'avec ma formation de prof et des tapis de yoga partout par terre, je me suis assouplie sur ce point :) Que ma Tribe marche sur mon tapis, avec leurs pieds pleins de doigts de pieds, ne m'embête plus du tout et il m'est aussi arrivé de marcher sur les tapis des autres. Ouaip. Mais j'ai aussi remarqué que plus on avançait dans la formation, plus on faisait attention à ne pas trop marcher sur les tapis des autres. Comme si la compréhension du yoga amenait la compréhension de l'espace.
Bref, pour moi, un tapis de yoga devient un espace sacré lors d'une pratique. Et lorsque je ne suis pas chez moi, sur mon tapis de yoga il y a souvent un ou plusieurs cristaux. Et/ou mon mala  ou des bracelets. J'enlève tout ça avant la pratique et les pose sur un coin de mon tapis avec intention. ma manière à moi de sceller mon espace sans pouvoir faire tout un gros cérémoniel.


- Comment défaire un autel?
Pas n'importe comment. Je ne démonte jamais un autel n'importe comment.
RE-MER-CIER. 
Le Guru (whatever that means pour toi), les autres gens autour et aussi soi-même, pour avoir pris ce temps pour soi. Si tu as mis une ou plusieurs divinités sur ton autel, remercie-les. Je prends toujours un temps d'arrêt en imaginant fermer cet espace. Des fois une prosternation. ou les mains en prière au coeur.
Puis je prends une photo pour la mettre sur Instagram. Puis j'éteins la bougie avec intention (j'insiste bien sur cette bougie, j'ai déjà eu des frayeurs impliquant re-traverser la ville en bus juste pour rentrer l'éteindre, la boule au ventre). Ensuite, avec conscience je range les différents éléments de l'autel (si je n'ai pas le temps de bien le faire, je le fais plus tard, mais jamais à la va-vite).


Alors ça à l'air complexe comme ça, mais créer un espace sacré n'a pas besoin d'être long. Même lorsque j'ai juste le temps de mettre une bougie et un cristal à la tête de mon tapis, je sais que pour moi ça fait toute la différence du monde entre faire de la gym ou entrer en yoga.
Chacun ses rituels :)

Et toi, ami lecteur, tu en fais des autels pour tes pratiques?

lundi 10 août 2015

Formation Nai'a : Module 3

AKA le dernier module en heures de présence. Ou le dernier module avant le module personnel.

Alors j'ai laissé le blog deux semaines sans post, mais je devais intégrer tout ça. Je n'ai pas fait de grosse pratique d'asanas pendant les 12 jours de pause entre les module parce que j'en avais besoin.
La reprise des cours a été difficile pour moi. Comme si je n'avais plus envie de finir tout ça. Mais avec le temps, j'ai appris à laisser aller ce sentiment. Trust the process.
Et tout était parfait :)

Pratique en extérieur, en bord de fleuve

Dernier module: les deux derniers chakras, le dernier élément, l'éther.
Une fin de semaine riche, où on s'est concentré sur le 3eme oeil et où on a fini tout ce qu'on n'a pas eu le temps de finir.
On a vu majoritairement les inversions, les postures sur les mains qui sont ultra challenging pour l'équilibre, les muscles et les peurs.
Puis les postures sur la tête et surtout la préparations de ces posture et comment les enseigner de manière sécuritaires. Ou ne pas les enseigner du tout. Avec les cours d'anatomie qu'on a eu, je me rends compte à quel point les postures sur la tête sont "dangereuses" en yoga, lorsqu'elles sont mal alignées et lorsque l'on n'a pas la morphologie pour. Et de l'inconscience de certains profs qui enseignent ces postures dans des cours "débutants" à 20 élèves ou avec des élèves qu'ils ne connaissent pas (been there). J'ai également compris pourquoi ma kiné m'a toujours dit qu'avec mon cou long et fin, il ne fallait plus que j'en fasse pour le moment et probablement jamais en fait.


On a aussi fait un truc vraiment cool. On a fait une pratique où on a chacune enseigné 10 minutes et c'était VRAIMENT cool. Genre vraiment. On a toute été à la hauteur de la tâche et ce flow était juste merveilleux, avec les couleurs de chacune dedans. AMOUR.
Ça a été une expérience bizarre pour moi. On a chacune eu une section d'un flow a enseigner et la seule chose que l'on connaissait c'était la posture mère. Pendant les 2 semaines qu'on a eu pour préparer notre séquence, j'étais morte de trouille. À tel point que je ne l'ai que peu préparer. Parce que si je ne le prépare pas, ça n'arrivera pas, right? ALICE LA LOGIQUE!
Donc j'arrive le matin de la pratique, avec ma séquence prête (quand même), mais à peine révisée. Je tremble sur mon tapis, littéralement. Puis pendant l'invocation de départ, quelque chose se passe en moi: un ancrage incroyable sur mon tapis. Une énergie qui vient du haut et qui me dépose là, maintenant, dans le présent. Comme si j'étais exactement là où je devais être à cet instant et que non seulement tout allait bien se passer, mais que je savais ce que j'avais à dire et à faire. Et j'ai commencé à parler, à guider, à ajuster. C'est venu naturellement, sans révision, sans me forcer. Est ce que c'était parfait? HELL NO! C'est genre ma 4ème pratique de 10 minutes d'enseignement du yoga à vie, come on! Mais j'ai eu de bons commentaires et j'ai été surprise par le fait que ce soit venu tellement naturellement.
Et puis l'amour et la compassion de mon cercle de collègue de cohorte qui était physiquement palpable, ont grandement facilité les choses.
En ce dernier jour de formation et pour la première fois depuis le début, j'ai eu la sensation que j'étais à ma place. Que je n'étais pas une imposteur. Que transmettre le yoga est quelque chose que je vais pouvoir faire à terme. Et bien.
(god, que c'est difficile d'écrire ça ;) )

To be continued....

lundi 27 juillet 2015

Formation Nai'a : l'air.

AKA, les chakras coeur et gorge, ou la fin du second module.

C'est tellement le fun de commencer à être à l'aise avec tout ces concepts qui restaient extrêmement théoriques dans le module 1, mais qui commencent doucement à s'intégrer dans mon corps. Du coup, je sors de mon mental pour rentrer dans mon ressenti de plus en plus et faire réellement du Yoga.
Et puis moi qui suis une cérébrale, c'est aussi extrêmement intéressant de comprendre ce que je vivais en prenant des cours de Vinyasa Flow avec des profs Nai'a depuis un petit bout de temps. Retrouver des patterns. Comprendre pourquoi on faisait des choses dans un certain ordre. Étudier les transitions.


Puis on a fait des pratiques d'enseignement. Ou, comme j'aime à les appeler, les roller-coasters émotionnels. Parce qu'en genre 3 jours je suis passée du désespoir le plus total à coup de "mais mon Dieu, je n'arriverai JAMAIS à diriger un Vinyasa Flow avec de vrais gens" à, après 2 pratiques, "finalement, C'est pas SI pire que ça", même si il y a de la job et que souvent au lieu de dire "pied" je dis "main". Ce qui n'est pas ultra pratique pour la personne en face, on est d'accord.
Spoiler alert: si tu te lances dans une formation de professeur de Flow: c'est MEGA difficile à enseigner. Sérieux. Je ne rentre pas dans les détails, mais la prochaine fois que tu apprécies un cours de flow d'un de tes profs, va lui donner un gros hug à la fin, il a travaillé vraiment dur pour arriver à ce résultat. Un flow c'est toujours en mouvement, c'est plein de transitions et il faut faire super gaffe à ce que tu dis et comment tu le dis pour ne pas "péter la bulle" de tes élèves. Tout un art. Et un entrainement. Et surtout cela demande, si pas une pratique complète, au moins une compréhension parfaite des postures enseignées. D'où mon réel besoin de faire à présent un GROS travail d'intégration ; si j'enseigne un jour, je ne veux pas "juste" être prof de yoga qui a fait son 200h emballé-c'est pesé. Je veux être une BONNE prof de yoga, qui sait réellement de quoi elle parle, qui vit ce qu'elle enseigne et qui donne des cours qui font une différence dans la vie des gens, de façon sécuritaire.
Bref, y'a encore beaucoup de travail, mais je sens que ça s'en vient doucement et que ce n'est pas SI inatteignable que ça!
Chakra du coeur et de la gorge en même temps dans cette fin de semaine: je m'aime, j'ai confiance en moi et je trouve ma voix/voie. :)

Previously on : c'est pas ultra le fun de prendre une formation de prof de yoga avec des blessures, on avait la tendinite à l’ischion, la tendinite à l'épaule, puis le genou maudit. J’introduis à présent l'orteil cassé. Contre une chaise. Lors d'une pause. Pendant la formation. VDM. Et ça fait drôlement mal, un orteil probablement cassé en fait. Puis on peut pas faire grand chose (surtout au Québec).
Mais mon épaule va mieux, et comme il faut bien que je continue de pratiquer malgré mes handicaps, à force d'essais-erreurs, j'arrive de plus en plus à faire la différence entre écouter mes peurs, écouter mon égo et m'écouter réellement. Bel apprentissage (un peu douloureux cependant).


Tout ça pour dire qu'on s'en vient vers la fin de la formation. Très bientôt, on aura notre dernier gros week-end de cours et je n'en reviens pas. Il me semble qu'il me reste tellement de choses à apprendre, il me semble que bien qu'on ai reçu une base incroyablement solide pour "juste" 200h de présence, plus on en fait, moins j'en sais. Parceque le Yoga c'est énorme. Parceque le yoga c'est sans fin. Parcequ'à chaque fois que Geneviève nous parle d'une chose, j'ai envie de creuser, d'en savoir plus, de lire, de comprendre. Je comprenais moyennement avant lorsqu'on parlait de "formation continue" pour la Yoga. Maintenant je le vis: l'apprentissage du Yoga ne fini jamais, je sais que pour le reste de mes jours j'apprendrai. Que ce soit en formation, en stage, en cours, en pratique personnelle, c'est un apprentissage constant et on a toujours quelque chose à apprendre d'une pratique ou d'une personne en face de nous.

Puis ça y est, ma Tribe me manque réellement lorsque l'on n'est pas ensemble. Ces personnes merveilleuses que je ne connaissais pas encore il y a 1 mois (pile) de ça. Elles font à présent partie de moi, et je sais que quoiqu'il arrivent elles resteront dans mon coeur à chaque fois que je vivrai mon Yoga.

Love you, Tribe, YÉ! <3



PS:
on a le privilège de faire notre formation au Monastère de Augustines, merveilleux hôtel bien être dans un bâtiment historique tout juste restauré (il a ouvert cette semaine!) au coeur du vieux Québec avec plein de belles chose bien-être qui s'y passe et des chambres à prix tout doux. Une belle adresse pour les visiteurs! (Page Facebook)


lundi 20 juillet 2015

Formation Nai'a: le Feu

Ça y est, je suis aux 2/3 des heures de présence de ma formation (tous les articles ici).
Je parle ici d'heures de présence car le module personnel que l'on doit faire après, seul face à nous même, est vraiment la grosse partie du travail et ma formation en sera pas terminée avant de l'avoir fini (note: on a 18 mois pour le faire et je pense que ce ne sera pas de trop ;) ). Mais c'est une partie tellement importante pour définir quel est notre Yoga, quelle est notre voie. J'ai tellement hâte de commencer!

Bref, revenons-en à nos moutons. Ou plutôt à notre feu.
Gros travail sur le 3ème chakra (celui du plexus) et l'élément feu. Sans surprise, la Pitta non assumée que je suis #ShitAyurvedaPeopleSays a trouvé ça bien bien difficile.


Dans la Tribe, il y a plein de gens qui ont vécu ce feu comme un moment d'euphorie totale, de création intense, un module pour se réveiller et se révéler.
Chacun fait son chemin différemment. Chacun travaille ses chakras différemment :)

Ça a été une partie extrêmement exigeante physiquement mais aussi mentalement et émotionnellement pour moi. Je me répète encore, je me suis engagée dans cette aventure avec des grosses blessures et je ne les ai que moyennement écoutées en fait. J'ai fait vaguement attention, mais j'ai toujours refusé de rester sur mon tapis à observer et la vérité c'est que je suis en douleur depuis le début de la formation. Puis j'ai travaillé complètement en asymétrique: ce que je ne pouvais pas faire avec mon bras gauche, je le faisais deux fois plus avec mon bras droit, par exemple. Ce qui est extrêmement idiot. Tu me vois venir?
Mon corps: "ah bon, malgré tout ce que je te dis tous les jours, tu m'écoutes toujours pas? Bah tiens, tu te rappelles ton genou pété il y a 10 ans? non? Bah là, souviens-toi."
J'ai donc réveillé une très vieille blessure à un genou. Que je n'ai pas écouté non plus.
J'ai fini par brailler de frustration sur mon tapis, parce que qu'avec une épaule, une cuisse et un genou kaput, bah je ne faisais plus grand chose de constructif.
Puis j'ai laissé aller.
Du plus profond de mon être. J'ai laissé allé mon ÉNORME égo, mes jugements sur moi-même. Et les jugements que j'imaginais dans le regard de ma Tribe.
Et tout à coup, la dernière après-midi de travail, quelque chose s'est débloqué. Non, mes blessures ne vont pas miraculeusement mieux, mais moi oui. J'ai commencé a voir ce que je faisais BIEN. Les postures que je peux faire ont plutôt un bel alignement. J'ai de la facilité à rentrer à l'intérieur de moi, à méditer, à intégrer. Je suis pas pire pour voir ce qui ne va pas dans les postures des gens (et avec un peu d'entrainement, je devrais gérer grave les ajustements). Puis je sais écouter et je ressens les gens. Et j'aime prendre soin d'eux.
Tout ça, c'est pas si pire et c'est tellement du Yoga :)


Et là, tu te demandes "mais et sa prof, elle l'a laissé vivre tout ça sans rien dire?". Oui. C'est pile ce qu'elle a fait. Enfin non, pas sans rien dire, mais elle m'a laissé vivre tout ça. Parce que Geneviève me connait. Parce que si elle m'avait "ordonné" de rester sur mon tapis à observer, je lui en aurais voulu. J'aurais vécu la même frustration, mais je l'aurais dirigé contre elle et je n'aurais pas fait tout ce chemin avec moi-même. Décider d'écouter réellement mon corps et de m'arrêter ne peux venir que de moi. C'est ça le Yoga. Cette leçon est extrêmement précieuse et je lui suis reconnaissante de m'avoir laissé la vivre.
(attention: elle m'a rappelé à l'ordre plusieurs fois lorsque je dépassais les bornes. Leçon oui, mais sécuritaire avant tout. Puis elle nous rappelle presque tous les jours que "observer" est aussi puissant que "pratiquer").

Bref, le Feu a été un professeur extrêmement exigeant mais qui m'a beaucoup beaucoup appris sur moi-même.

Il ne faut pas croire, tout n'a pas été aussi "lourd" : on a aussi eu des parties extrêmement funs, avec un Kirtan avec Luna Sundari, un atelier de bols tibétains de mon ami Jimmy (qui m'a demandé de lui donner un coup de main pour faire sonner les bols pour la méditation finale, quelle expérience incroyable et quelle leçon d'humilité!) et plein d'autres ateliers funs.
Vraiment, cette formation est ardue mais tellement riche et transformatrice. Je suis exactement là où je dois être.

Allez, quelques jours de repos, puis on travaille le coeur! J'ai hâte <3

lundi 13 juillet 2015

Méditation pour des relations saines

Depuis la fin de la première partie de ma formation de prof, je suis ultra sensible à tout ce que les gens autour de moi "envoient" Appelez ça de l'empathie, de la connexion, de l'intuition, whatever, mais c'est pas forcément drôle tous les jours, surtout lorsque l'on a un gros travail d'intégration personnel à faire.


D'une manière générale, on a tous dans notre entourage quelqu'un qui à un moment ou un autre nous "demande" beaucoup. Vous savez, lorsque vous discutez avec quelqu'un et qu'à la fin vous vous sentez "vidé"? Un bonne amie à moi appelle ça des "vampires affectifs". Attention, ce n'est pas aussi péjoratif que cela semble, on l'est tous à un moment ou l'autre de notre vie et c'est qu'on en a besoin à un temps T. Mais pour la personne en face ça peut être extrêmement drainant et épuisant si elle ne se protège pas adéquatement.
Je vous propose donc une méditation que j'aime bien faire les moments où je me sens vulnérable, pour "nettoyer" mes liens avec les autres.
  • S'asseoir confortablement, dos droit (ou allongé, on n'est pas comme ça) et prendre quelques respirations profondes pour calmer le mental.
  • Imaginer une lumière verte brillante au niveau de son chakra du coeur (qui se situe au niveau du coeur au milieu du corps)
  • Voir cette lumière irradier de cet endroit, non pas en se vidant mais en devenant de plus en plus forte.
  • Visualiser maintenant les liens que vous avez avec les personnes que vous aimez, sous forme de faisceau de lumière verte, bienveillante et douce, entre votre chakra du coeur et le leur.
  • Observer que ces liens ne sont pas tous identiques selon la personne: certains sont très fins, peu brillants, d'autres plus puissants, certains sont équilibrés, d'autres semblent aller seulement dans un sens.
  • Lorsque vous visualisez un lien problématique avec une personne, imaginez que vous le nettoyez; soit vous le renforcez, soit que vous le calmez. Si il est en sens unique et vous pompe de l'énergie, imaginez que vous le coupez avec ce que vous voulez (vos mains, un couteau, peu importe) et visualisez que vous le restaurez ensuite sous forme de lien sain et équilibré.
  • Une fois que vous avez travaillé sur tout les liens qu'il y a à travailler, prenez quelques respirations conscientes et observez comment vous vous sentez.
  • Sortez tranquillement de votre état méditatif.
Souvent, après avoir fait cette visualisation, je sens mes relations avec les autres apaisées, et je me sens plus en paix. Et observez aussi si certaines de ces personnes vous contactent dans les jours qui suivent :) Ça arrive!

Si tu l'essayes ou que tu as d'autres trucs pour apaiser ton chakra du coeur, dis moi!

lundi 6 juillet 2015

Formation Nai'a : la fin du Module 1

Voilà, je suis au bout du premier module de ma formation de prof yoga. Le module "de base" qui pose les fondements de tout (et qui est donc centré sur les deux premiers chakra. C'est bien fait tout ça ;)).

Beaucoup de beaux flows du matin, des ateliers passionnants (avec Geneviève ou des intervenants vraiment cools et compétant)) sur les yoga sutras, l'anatomie, l'histoire des asanas, l'énergétique des postures, les enchainements, les mantras, construire un flow, la respiration transformatrice.... Et aussi un groupe, une Tribe parfaite, qui comme toujours est PILE ce dont j'ai besoin. Depuis que je fais des trucs granos, je suis toujours admirative de comment je partage toujours ça avec les gens avec lesquels j'ai besoin de partager ça.
Tout est effing parfait.

Le Yoga et Moi sur Intsagram : @alicemini_om.

C'est toute une aventure tout ça quand même.
Je suis épuisée, réellement. Physiquement un peu, mais pas que. Bon, ok, bien sur que c'est difficile un gros flow de 1h30-2h30 tous les jours, surtout que j'étais à l'arrêt des asanas depuis 3 mois. Mais . La fatigue est surtout mentale: des TONNES de choses à assimiler et à intégrer et des journées riches en émotions, en remises en question, en fou-rires, en larmes et en moments d'harmonie parfaites. Et pas de journée de pause pendant 10 jours pour souffler et juste intégrer. Même ayant une pratique personnelle quotidienne-ish déjà bien ancrée, je trouve ça difficile. Comme on dit icitte: ça brasse.  Mais ça brasse dans le bon sens et c'est parfait. Le côté "immersion" m'oblige à sortir de ma zone de confort. J'apprends tous les jours des nouvelles choses passionnantes sur le Yoga, sur la vie et sur moi aussi.

Je suis bien contente de m'être engagée là dedans après avoir fait tout ce travail sur moi ces derniers temps: j'ai l'impression que ça m'apporte une compréhension de plein de choses que je n'aurais pas ressenti pareil il y a 2 ans de ça.
J'ai réalisé qu'une des choses sur laquelle je dois encore beaucoup travailler c'est les jugements. Moi qui pensais avoir fait le plus gros du chemin, je me rends compte que ça va mieux, mais je n'y suis pas encore tout à fait.
Durant ce module je me suis énormément jugée: mes blessures m'ont enseignées à quel point j'ai encore peu de compassion pour moi-même, et ça c'est plate. J'ai réussi à m'écouter, à ne pas -trop- forcer et à ne pas empirer mes blessures, ce qui est déjà pas mal pour moi. Mais j'aurais vraiment aimé être capable de le faire sans cette petite voix dans ma tête qui me disait souvent "han tu peux pas faire ça, t'es trop une faible". Chaque chose en son temps, j'imagine.
Puis, beaucoup de choses m'ont renvoyé au fait que je juge les gens qui ne font pas du yoga tel que MOI je le définis. Je les juge même fort. Pas dans la Tribe, la Tribe est exempt de jugement (pour de vrai). Mais j'ai souvent repensé à des yogis qui ont croisé mon chemin ces dernières années et que j'ai jugé de toute mon arrogance avec un regard qui se voulait compatissant mais qui, au final, n'était pas du tout Yoga.
Et je suis extrêmement contente d'avoir réalisé tout ça, parce que maintenant, je vais pouvoir travailler dessus au lieu de blâmer les autres :)


Le Yoga n'appartient à personne. Le Yoga ne se juge pas. Le Yoga est en tout le monde. le Yoga EST tout le monde. Et le Yoga enseigné par cette prof que je déteste est tout aussi valide que le Yoga enseigné par cette prof que j'adore.
C'est ma nouvelle vérité, un pas de plus vers Satya ;)
#ShitYogaTeacherToBeSays

Bon allez, j'ai hâte, toute ma Tribe me manque
C'est quand, déjà le Module 2?

(spoiler alert: soon)

lundi 29 juin 2015

Formation Nai'a, Le début

Je profite d'un mini break dans la première partie de la formation pour faire un petit débrief.

Tu sais, quand t'as un petit bonhomme dans la tête qui aime se faire plein de scénarios catastrophes ou idylliques avant de vivre un truc et qu'en fait c'est ni l'un ni l'autre? Bah voilà.
Je pensais apprendre un "métier". J'apprends à me connaitre.
Je pensais qu'on allait m'apprendre à enseigner. J'apprends à pratiquer le yoga.
Je pensais savoir plein de choses sur le yoga. Je découvre que je ne sais rien (et c'est génial).
Je pensais que je n'arriverai pas à faire la majorité des asanas à cause de mes blessures. Non mais ça c'est vrai en fait.
Et c'est vraiment vraiment vraiment difficile pour mon égo et pour mon pitta qui veut toujours que tout soit absolument parfait (in a bad way). J'oscille entre des périodes de frustration, de colère, de tristesse, de découragement, de dénigrement et des périodes d'espoir, de bonheur et d'impression d'être là où je dois être. J'ai l'impression d'être en PMS tous les jours en fait :)
Mais j'apprends, j'apprends tous les jours des milliers de choses. Je me transforme en éponge. Il y a des choses qui s'ancrent en moi instantanément. D'autres qui prendront plus de temps, mais c'est normal et le processus est ultra intéressant. Je n'avais jamais vécu quelque chose de semblable.
Mon corps change. J'arrive tout de même à faire un partie des asanas en les aménageant, et à présent je fais travailler les bons groupes musculaires dans les postures. Et tu sais quoi? Ça fait TOUTE une différence. Sur la manière dont je bouge, dont je dors, dont je parle. Sur ma cellulite cuissière et mes muscles profonds. Et ça fait que 5 jours.

Le Yoga et moi est sur Instagram: @alicemini_om

Cette formation est incroyable. Très ancrée dans les traditions yogiques indiennes, mais applicable ici et maintenant. Complètement centrée sur nous et notre transformation.
Je pense que je reviendrais plus dans les détails dans un post bilan, mais on voit de tout dans cette première partie de formation. Beaucoup de pratique perso, on génère de la force et de la discipline, on a des parties théoriques et des workshops sur le yoga, les asanas, la mécanique du corps et l'anatomie et on désapprend tout ce qu'on pensait savoir.
Passionnant.

Tout en le sachant avant, j'ai maintenant réellement compris qu'être un prof de yoga ce n'est pas un diplôme. C'est une pratique personnelle. Si toi, tu ne comprends pas le yoga, tu ne le vis pas tous les jours, tu ne l'a pas dans ton coeur, dans ton âme, tu ne peux pas le transmettre. Au mieux, ça donne un bon prof de gym, et c'est aussi parfait. Mais ce n'est pas du yoga.
J'en ai tous les jours la preuve vivante avec Geneviève, notre formatrice, qui n'"enseigne" pas le yoga: elle le vit et le partage. C'est tellement beau à voir.

Le yoga commence à l'intérieur de moi. Et ça va être un méga beau voyage qui débute ici et qui va durer toute ma vie.
GO!

mercredi 24 juin 2015

D-Day

Cher ami lecteur,

Au moment où tu es en train de lire ces lignes (si tu les lis aujourd'hui en fait), je suis en plein dans ma première journée de formation de prof de yoga.
J'ai choisi la formation de 200h de Nai'a Project avec la merveilleuse Geneviève Laquerre (dont j'avais déjà parlé) parce que : 1/ je pense vraiment que c'est le meilleur 200h en Hatha-Vinyasa Flow pour moi qui se donne actuellement 2/ je veux une formation centrée sur moi et ma transformation 3/ je veux une formation rigoureuse et accréditée par Yoga Alliance, mais qui va au-delà de leur requirements, un peu léger au demeurant 4/ Geneviève est une amie très chère à mon coeur et je tenais à ce que ce soit elle mon professeur dans cette aventure.

 Copyright: Nai'a Project

Le déclic pour suivre une formation de prof ainsi que la formation que l'on choisit sont tout personnel. Pour moi, l'idée me trotte dans la tête depuis une bonne année, mais je trouvais que je n'avais pas assez de pratique personnelle, pas assez de constance (bien que ça fasse plusieurs années que je pratique). Je pense réellement qu'être une bonne prof de yoga ne consiste pas seulement à faire une formation de 200h-1 mois et c'est plié (c'est tellement court, 200h!) comme ça, d'un coup, mais qu'il s'agit d'une démarche personnelle beaucoup plus complexe qui demande de la réflexion, de l'engagement et surtout une pratique personnelle, si pas exemplaire, du moins rigoureuse. Le yoga c'est à la mode, mais ce n'est pas de la gym :  c'est avant tout une  pratique spirituelle millénaire -enfin centenaire, enfin je vais pas rentrer dans les détails- qui se respecte, se vit et s'explore avant de pouvoir la transmettre. En tout cas c'est ma définition à moi et je ne me voyais pas me jeter dans cette aventure en n'étant pas sure de moi.
Et même, je ne me mets aucune pression là-dessus. Est ce que je serai prof de yoga à la fin de mes 200h? Aucune idée. Je le fais avant tout pour moi, mais oui, aussi parce que j'ai envie de transmettre le Yoga. Mais pour savoir si c'est ma voie, il faut d'abord essayer....

Bref. Au moment où j'écris ces lignes, plein de sentiments m'envahissent: l'excitation, l'impatience, le bonheur, la joie, mais aussi la trouille et l'angoisse.
Parce que je commence cette formation avec deux belles blessures, dont une dont j'ai parlé ici, qui m'ont empêchée de faire des pratiques "physiques" de yoga depuis 3 mois. C'est long 3 mois d'arrêt. Et ça fait recommencer niveau "débutant", vraiment. Et c'est pas guéri du tout en plus.
Mais après en avoir parlé avec Geneviève, je sais que "tout est parfait" ;). J'accepte là où j'en suis en ce moment, j'accepte ce que mon corps me donne, ce qu'il est capable de faire, et je vais devoir apprendre à travailler en l'écoutant minutieusement, sinon je risque d'empirer mes blessures, comme je viens de le faire en faisant mon "projet de posture". On devait photographier 20 postures de bases avant et après la formation sauf que par frustration de me voir tellement "débutantes" sur ces photos, j'ai forcé. Trop.  Je me suis déconnectée et je le paye. Belle leçon pour commencer cette aventure.
(et pour rien en plus, mes postures sont toujours aussi débutantes).

Je vais devoir observer et visualiser toutes ces postures que je n'ai pas le droit ni la capacité de faire en ce moment.  Rien n'arrive par hasard. Et je pense que ces blessures sont quelque part une bénédiction pour travailler sur mon égo. Avoir le courage de le mettre dans la (micro) poche de mon leggings et observer les autres sans me juger, sans m'en vouloir de ne "pas pouvoir". Profiter à fond de tous les autres enseignements (les asanas n'en représente qu'une fraction) et intégrer le plus de choses possibles.
Tout un programme.

NAI'A - Formation Yoga (Français)
Écoutez en HD! :)
Posted by NAI'A Project on lundi 3 novembre 2014


Bref, si ça te dit, ces prochaines semaines, je t'emmène avec moi dans cette nouvelle aventure.
Je ne sais pas quelle forme les posts vont prendre, ni la fréquence avec laquelle je vais publier, mais je te promets de partager un peu de ce que je vis, histoire, pourquoi pas de te donner envie de te lancer toi aussi dans l'aventure un jour?
C'est parti!

vendredi 19 juin 2015

J'ai le droit de ne pas aller bien

Et toi aussi.

Ça fait un peu tache hein, ce titre? Dans un blog sur le yoga, au milieu de ces milliers d'articles bien-être et développement personnel sur son feed Facebbok!
Et pourtant. J'ai besoin d'écrire cet article. Besoin de partager cette épiphanie que j'ai eu récemment: malgré tout ce qu'on me dit toute la journée, J'AI LE DROIT de ne pas aller bien. J'AI LE DROIT de traverser une période compliquée. J'AI LE DROIT de ne pas avoir envie de voir la vie en rose.
Dans notre société où on met de plus en plus en avant le devoir que l'on a d'être plus en forme, plus en santé, plus positif, plus inspirant, où pas un jour ne passe sans lire un article qui nous dit de "s'éloigner des gens négatifs et de s'entourer que de positif" j'ai besoin de comprendre.
Vous vous rendez-compte la culpabilité que ça créé cette pression du positivisme à tout prix?
GIVE ME A BREAK!

(pour qu'il y ait de l'ombre, il faut qu'il y ait de la lumière et réciproquement)

Depuis quand, la vie est 100% positive? Depuis quand, on est TOUT LE TEMPS heureux? Depuis quand on doit traiter ces périodes de loose comme des "anormalités"? Depuis quand le Yin existe sans le Yang?

Dans mon séminaire de respiration transformatrice de l'an dernier, il y a aune phrase qui revenait toujours "tout est parfait". Et qu'est ce qu'elle m'a énervé profondément cette phrase. Mais pas parce qu'elle est fausse. Parce que je ne la comprenais pas. J'explique.

Quand je me sens bien, c'est facile de voir que tout est parfait. Mais quand ça va pas fort, comment peut-on oser me dire que tout est parfait? En trouvant du positif dans toutes les situations? Impossible. Il y a des situations qui ne sont pas positives du tout. Zéro. Nada. (je ne partage pas ici, mais je suis certaine que tu vois de quoi je parle).
Et pourtant. Ça aussi, c'est parfait.

Non pas parce que j'essaye de trouver du positif en tout, mais bien parce que traverser des périodes sombre, c'est parfait et que j'ai appris à accueillir ce négatif.
Attention! pas à m'y complaire ni à l'alimenter (pas de victimisation ou de broyage d'idées noires). Mais bien à l'accepter et à laisser aller cette obligation de positiver. Mes périodes sombres font parties de ma vie et elles sont impermanentes. Rien ne dure jamais, surtout pas la loose.
Une des choses dont j'ai réellement pris conscience récemment c'est cette impermanence. Concept, entre autre, très bouddhiste, mais tellement vérifiable tout le temps. TOUT est impermanent dans notre vie. Les moments de bonheurs le sont, mais les moments de looses aussi. Et tout ces moments là sont "normaux". Ils ne peuvent exister les uns sans les autres.

Du coup, j'ai développé ma petite méthode à moi pour les moments où ça va vraiment pas. Victime  depuis longtemps de crises d'angoisses, j'ai vu une amélioration notable depuis que j'arrête de les combattre, mais que j'apprends à les accepter et à les laisser aller (comme un peu avec mes blessures).

Quand une situation de loose apparait, je reste proactive: je fais tout ce qui est en mon pouvoir pour en sortir. Mais des fois, il y a dans ces situations des paramètres qui ne dépendent pas de moi où de ce que je pourrais faire ou ne pas faire. Alors, le combat ne sert plus à rien.
Une fois que je suis certaines d'avoir fait tout ce que j'ai pu, j'essaye d'accepter la situation telle qu'elle est, d'accepter les inconforts, la tristesse, la frustration, la colère, l'angoisse qu'elle me procure. Et d'accepter que ces sentiments font parti de moi et que pour le moment je ne suis pas en mesure d'en "sortir" donc qu'il faut que j'accepte cet inconfort, pour un temps. Mais je ne m'y accroche pas, je les laisse être. Et là, MAGIE! au bout d'un moment, souvent sans m'en rendre compte, je laisse aller. Et bien que la situation ne soit pas elle-même plus confortable, moi, je m'y sens mieux. Puis la vie reprend son cours.

Une petite méditation rapide qui m'aide à faire ça (faite encore ce matin, dans le bus, en écoutant "Om-Shanti-Om" le mantra de paix)
À l'inspire: J'AI LE DROIT, de me sentir triste/frustrée/angoissée/anything
À l'expire: Ce sentiment ne durera pas, tout est parfait
Alors soit, cette méditation là n'est pas parfaite. Elle n'est pas dans le présent puisqu'elle promet que ça ira mieux plus tard. Mais sur moi, elle fonctionne réellement en cas de "crise" et c'est ça l'essentiel.

Et surtout je n'oublie jamais que:
J'AI LE DROIT de ne pas aller bien. Mais j'ai AUSSI le droit d'aller super bien.





PS: Merci à Julie de m'avoir donner le coup de pouce nécessaire pour publier ce post, le plus perso du blog jusqu'à présent.